Tribune Libre avec France BURGY
CNFPT - Interview avec
"La force de notre établissement, c’est d’allier la proximité de terrain à une importante capitalisation de l’offre de formation"
- Interview avec

Pouvez-vous vous présenter et nous indiquer ce qu’est votre engagement en tant que directrice générale du Centre National de la Fonction Publique Territoriale ?

Dirigeante de collectivités locales durant une trentaine d’années, j’ai l’honneur de diriger le CNFPT début 2019. C’est le seul établissement public à caractère local qui a compétence sur l’ensemble du territoire national. La loi lui confie la formation initiale et continue des fonctionnaires des collectivités, l’organisation des concours puis la scolarité des hauts fonctionnaires locaux, ainsi que le financement de la formation des apprentis accueillis dans les collectivités. Le CNFPT exerce également des missions d’observation, d’études et d’évaluation, portant principalement sur les métiers, les carrières et les organisations de travail. Il tire exclusivement ses ressources des cotisations des collectivités locales. Un conseil d’administration paritaire, élus et organisations syndicales, est placé sous l’autorité du président, François DELUGA.

Pour accomplir ces missions, je peux compter sur 2 500 collaborateurs, exerçant dans une centaine d’implantations dans les territoires. Nous formons environ un million de stagiaires par an, grâce à environ 12 000 intervenants.

 

Comment se déroule une journée type au sein de votre organisation ?

La force de notre établissement, c’est d’allier la proximité de terrain à une importante capitalisation de l’offre de formation. Cela implique énormément de dialogue entre délégations régionales et avec les services centraux d’une part, et des capacités de travail en réseau entre professionnels éparpillés sur le territoire.

Dès lors, ma journée consiste essentiellement à piloter cet équilibre, à veiller à fixer des stratégies communes, en adéquation avec les demandes de notre gouvernance et des employeurs, tout en facilitant l’agilité locale dans la déclinaison opérationnelle.

 

Quelles sont les principales difficultés auxquelles vous faites face dans vos fonctions ?

Le besoin de formation des collectivités est immense. 250 métiers sont représentés, et nous traitons avec environ 40 000 employeurs. Nos moyens financiers et humains ne sont pas suffisants pour répondre à toute la demande.

Il faut donc sans cesse prioriser, mutualiser, soutenir les équipes dans la régulation de la demande, alors même que la complexité actuelle des services publics demande toujours plus de compétences.

Il me faut en permanence rappeler la force et les limites d’un modèle économique mutualisé par la cotisation.

 

Pourquoi avoir décidé de rejoindre le CNFPT ? Quelles sont vos recommandations pour promouvoir l’attractivité des fonctions qui y sont exercées ?

J’ai rejoint le CNFPT parce que je suis convaincue que le partage de la connaissance et la montée en compétences sont des leviers particulièrement efficaces pour trouver des solutions d’avenir pour le service public, « le patrimoine de ceux qui n’en ont pas ».

Je suis profondément attachée aux valeurs de la république et tous les jours je constate combien ces valeurs sont le moteur puissant tant de mes collaborateurs, que des fonctionnaires que nous formons. On vient au CNFPT pour les valeurs qu’il incarne, tant dans les formations dispensées que dans son modèle de fonctionnement, qui permet un égal accès à la formation pour tous, quels que soient son employeur et son territoire.

 

Avez-vous une question qui ne vous a jamais été posée et à laquelle vous souhaiteriez répondre aujourd'hui ?

«Et pour les années à venir, vous envisagez personnellement quoi  ? »

« Continuer le plus longtemps possible à contribuer à un modèle social et économique durable, de quelque manière que ce soit… »

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